Quand on pense à Average Rob, on pense à l’adrénaline, aux cascades et à une bonne dose d’humour. Mais aujourd’hui, pas de triathlons fous ni d’aventures YouTube : on parle de son plus grand et plus intense défi jusqu’à présent – la paternité. Rob Van Impe (33 ans) est devenu papa de Theo il y a environ un an et demi, et depuis, sa vie a complètement changé.
Quel âge a Theo maintenant ?
« Theo a un an et huit mois maintenant. Et honnêtement : la première année a été la plus difficile. C’était une période assez intense, parce qu’il ne dormait que sur la poitrine ou dans le porte-bébé. J’étais tellement jaloux des gens qui pouvaient aller au restaurant tranquillement avec leur bébé – pour nous, c’était impensable. Quand il est allé à la crèche, il a été tout le temps malade – les petits bobos typiques du début. Donc oui, une année bien chargée. Mais depuis qu’il dort mieux et que son système immunitaire s’est renforcé, c’est le jour et la nuit. Il marche, il commence à parler… C’est merveilleux à voir. C’est toujours fatigant, mais j’ai trouvé mon rythme. Theo est debout chaque matin à sept heures, donc faire la grasse matinée, c’est fini. (rires) Mais ça va, mon corps s’y est fait. »
En quoi la paternité a-t-elle changé ta vie ?
« Elle influence absolument tout. Du moment où il se réveille jusqu’à ce qu’il se couche, tout tourne autour de lui. Mais paradoxalement, cela m’apporte calme et structure. Avant, j’étais très chaotique, je travaillais tard, je passais d’un projet à l’autre. Aujourd’hui, je sais : le matin, j’emmène Theo à la crèche, puis je travaille, et vers cinq ou six heures, je veux être à la maison. Cette structure, je ne l’avais pas avant – et j’en avais besoin. En fait, il m’a rendu plus discipliné. Mes priorités sont totalement différentes. Je ne vis plus pour les deadlines ou les vues, mais pour ce petit bonhomme. »
Cela a-t-il aussi eu un impact sur votre relation ?
« Oui, certainement. Cela nous unit d’une manière complètement différente. Theo, c’est littéralement cinquante pour cent moi et cinquante pour cent ma compagne. On se retrouve en lui, et c’est tellement beau. Physiquement, il ressemble beaucoup à sa maman, mais côté caractère, il est tout moi. (rires) C’est comme la confirmation ultime de notre relation. Je n’ai jamais ressenti le besoin de me marier : pour moi, avoir un enfant ensemble est la plus belle façon d’éterniser son amour. »
Comment vous partagez-vous les tâches à la maison ?
« Ma compagne et moi, on forme une vraie équipe. Elle est très organisée et attentionnée, moi je suis plus le côté chaotique et joueur. On se complète donc très bien. On se dispute rarement, et quand il y a quelque chose, on en parle tout de suite. On règle les choses rapidement. C’est une maman fantastique – très tendre, mais aussi cohérente. Et moi, je suis plutôt le papa un peu fou qui fait le clown avec Theo. Parfait équilibre, donc. »
Tu as un métier prenant et assez particulier. Comment arrives-tu à le combiner avec ta vie de famille ?
« Ça a pris un peu de temps, mais j’ai trouvé mon rythme. Les gens pensent souvent que je ne suis jamais à la maison parce qu’ils voient surtout mes aventures YouTube. Mais en réalité, je vois Theo chaque matin et chaque soir. Je suis rarement longtemps absent. Avant, j’aurais facilement prolongé un voyage d’un jour ou deux, maintenant je veux juste rentrer à la maison. Bien sûr, il arrive qu’une belle opportunité m’oblige à partir une semaine, mais je dis “non” beaucoup plus souvent. La valeur du temps passé avec mon enfant est plus grande que n’importe quel projet. »
« Mes priorités sont totalement différentes. Je ne vis plus pour les deadlines ou les vues, mais pour ce petit garçon. »
Parvenez-vous encore à trouver du temps à deux ?
« Nous sommes de vrais casaniers. (rires) On aime être chez nous. Sortir dîner avec un tout petit, ce n’est pas très relaxant, donc on préfère de petits moments à deux. Theo passe une nuit chez les grands-parents et on fait quelque chose de sympa, ou on s’offre un week-end. Pas besoin de grand-chose – juste être ensemble, à deux ou à trois, c’est ça pour nous le vrai quality time. »
Qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans la paternité ?
« L’amour que tu ressens. C’est indescriptible. Les gens le disent souvent, mais tu ne comprends que quand tu le vis. C’est l’amour que tu ressens pour ta partenaire, multiplié par mille. Au début, tu penses encore : s’il arrive quelque chose, je sauve d’abord ma copine et ensuite l’enfant. Mais après un mois, c’est l’inverse. (rires) C’est un amour pur, inconditionnel. »
Et qu’as-tu trouvé le plus difficile ?
« Le fait que, comme homme, tu te sens un peu inutile au début. Les premiers mois tournent entièrement autour de la maman. C’est elle qui nourrit, qui crée le lien. Et toi… tu es un peu à côté. J’ai trouvé ça dur. D’autant plus que ma compagne a eu des complications après l’accouchement et pouvait difficilement marcher. Alors je faisais tout ce que je pouvais : changer les couches, préparer les repas, prendre soin d’elle. Mais dès que Theo a commencé à sourire et à réagir à moi, j’ai senti ce lien naître. À partir de là, le vrai plaisir a commencé. »
La parentalité, ce n’est donc pas toujours
tout rose…
« Exactement. Tout le monde dit “profite de ton petit nuage rose”, mais honnêtement ? Parfois, c’est plutôt un nuage violet d’orage. (rires) Theo n’a pas été un bébé facile. Et il faut pouvoir le dire. Les parents ont souvent l’impression qu’ils doivent prétendre que tout est merveilleux, mais parfois, c’est juste très dur. Tu vis des mois avec peu de sommeil, ton monde tourne entièrement autour de ce petit être. C’est magnifique, mais aussi très intense. Je pense qu’on devrait être plus honnêtes à ce sujet. »
Regardes-tu les autres parents
différemment depuis ?
« Oui, à cent pour cent. J’ai beaucoup plus de compréhension. Tu ne sais jamais ce que les gens vivent chez eux. Un collègue au travail peut paraître froid ou fatigué, et tu te demandes : qu’est-ce qu’il a celui-là ? Alors qu’en réalité, il ne dort peut-être pas depuis des semaines à cause d’un bébé avec des coliques. Depuis que je suis père, je regarde les autres avec beaucoup plus de bienveillance. Chacun fait simplement de son mieux. »
Quel genre de papa es-tu ?
« Je suis très affectueux. Vraiment beaucoup. Theo reçoit des câlins et des bisous tous les jours. On lui dit souvent qu’il doit être gentil, ou qu’il doit faire un câlin à maman ou à papa. J’aimerais lui transmettre que montrer de l’affection, c’est normal. Que parler de ses émotions, c’est normal. Quand il est triste, je veux qu’il puisse le dire. Quand il est heureux aussi. Je ne veux jamais qu’il y ait une distance entre nous. C’est plus important pour moi que tout le reste. »
Tu es aussi le “fun dad” alors ?
« Oui, même si ma compagne est très drôle aussi. (rires) Mais c’est vrai que je suis celui qui transforme le chaos en jeu. Elle crée la structure, et moi je m’y épanouis. On a, par exemple, un rituel du soir bien établi : on prépare un biberon, Theo choisit un livre, on lit ensemble sur le tapis, puis il va dormir. C’est notre moment. Je suis heureux qu’on ait pu éviter les écrans longtemps. Bien sûr, pendant un long trajet en voiture, il peut regarder un peu quelque chose. Mais on préfère les livres, les jeux dehors et la créativité. Chaque famille fait à sa manière, et c’est très bien. J’essaie surtout de ne pas juger les autres. Chacun fait ce qu’il pense être juste. »
« Un enfant, c’est la confirmation ultime de notre relation. »
Quelles valeurs veux-tu transmettre à Theo ?
« Avant tout, je veux qu’il trouve sa passion. Qu’il découvre quelque chose qu’il aime vraiment. C’est ce qu’il y a de plus important. La passion donne une direction et de la joie. Et je veux qu’il soit ambitieux, mais qu’il sache aussi que l’échec, c’est normal. Que se tromper fait partie de l’apprentissage. Tout finit toujours par s’arranger – c’est peut-être même la troisième leçon de vie que je veux lui donner. Tomber fait partie du jeu, littéralement et figurativement. (rires) J’essaie de lui montrer ça déjà maintenant : quand il tombe, je ne dis pas “oh non, pauvre chou”, mais “ça va, on recommence”. Je veux qu’il garde ce sentiment-là. »
Y a-t-il des choses de ton enfance que tu veux lui transmettre ?
« Oui, j’étais un enfant très sportif. Je faisais des stages de sport, j’étais toujours en mouvement. C’est ce que je veux pour lui aussi : bouger, explorer, être dehors. Ça stimule le cerveau et le caractère. Mais j’étais aussi créatif. Je dessinais, je peignais, je travaillais la terre. J’aimerais qu’il explore aussi ce côté-là. Tant qu’il fait ce qu’il aime. Je ne veux pas qu’il fasse quelque chose juste pour me faire plaisir. C’est la dernière chose que je voudrais. »
Comment gères-tu ta visibilité en ligne, et la place de Theo là-dedans ?
« Je ne l’utiliserai jamais pour du contenu. C’est un choix très conscient. Peut-être que je publierai un jour une photo de famille, mais pour l’instant, je préfère le garder loin des projecteurs. Ma compagne est aussi très discrète, elle n’aime pas particulièrement la lumière médiatique. Ce n’est simplement pas son univers, et je respecte ça. Les gens sont d’ailleurs super respectueux – on ne m’aborde presque jamais au supermarché ou dans la rue. Et quand ça arrive, c’est toujours de manière très gentille et respectueuse. »
Comment vois-tu l’avenir, comme papa et comme homme ?
« Dans dix ans, j’espère avoir un lien fort et plein d’amour avec Theo. Qu’il puisse parler ouvertement avec moi et sa maman, et qu’il soit heureux. Et j’espère qu’on aura un deuxième enfant – mais s’il vous plaît, pas des jumeaux ! (rires) Professionnellement, j’espère continuer à faire ce que j’aime : divertir, inspirer, faire rire les gens. Et je rêve que ma marque de bière, Tout Bien, devienne une valeur sûre, l’une des trois grandes en Belgique. Mais honnêtement ? Tant que je suis heureux avec ma famille, tout va bien. Ils sont ma priorité. Toujours. » ☉
Le saviez-vous …
Quel superpouvoir aimerais-tu avoir ?
« Voler. Juste pouvoir décoller et planer dans les airs, entre les arbres – ce serait magique. Pas besoin de faire le super-héros comme Superman, juste ce sentiment de liberté. »