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Où en es-tu avec tes bonnes résolutions ?

mars 26, 2026
par Amaryllis De Bast

À chaque passage à la nouvelle année, nous répétons le même rituel : bonnes résolutions, plans clairs, grandes projets. Et puis arrive mars : tout semble compromis ou tu as déjà abandonné. Mais as-tu vraiment échoué ? Ou vas-tu à l’encontre de la nature de ton corps et de ton esprit ? Il est temps d’apprendre comment tenir véritablement ces résolutions.

 

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ous commençons avec enthousiasme : faire du sport, manger plus sainement, prendre plus de temps pour nous. « Cette année, je vais faire les choses autrement », pense-t-on. Et ce sentiment est exhaltant. Mais ensuite, mars arrive, et tout semble s’effondrer. « Tu vois, n’arrive jamais à m’y tenir. » Tu n’es pas seule. Le coach en transformation chez T&S Fitclub, Michael Karetsas, explique pourquoi cela tourne souvent court : « Les femmes, en particulier, excellent dans le fait de prendre soin des autres, mais oublient de se donner la même attention. Tu as déjà une to-do list bien remplie, tu portes en grande partie la charge mentale du foyer, puis il y a encore un enfant malade, une semaine chargée ou un petit coup de mou. Et là, on pense : ok, c’est raté, tant pis. Mais ce n’est pas un échec. C’est simplement humain. » Le point essentiel ? Ce n’est pas toi le problème. C’est la manière dont tu vis, ressens et prends soin de toi. Souvent, nous commençons à partir du « devoir » au lieu du « vouloir ». Tu dois manger plus sainement, tu dois faire du sport, tu dois te réserver du temps. Cette pression ne fonctionne pas.

Peut-être que le problème commence déjà avant les bonnes résolutions. Selon Marleen Boen, Master Certified Coach et fondatrice de Training & Coaching Square, l’idée que janvier serait le moment idéal pour changer ne tient pas la route : « Les bonnes résolutions en début d’année ? Ça ne marche pas du tout. Janvier, c’est le cœur de l’hiver, une période de repos, de repli, et là on viendrait dire : je vais changer… ça ne colle pas. On est trop impatient envers soi-même. » Elle explique que l’hiver n’est pas une période de conscience active : « L’hiver est fait de silence, de cocooning et de réflexion. Une saison qui demande : De quoi ai-je (plus) envie ? Qu’est-ce que je laisse derrière moi, qu’est-ce que j’emporte ? C’est à cela que sert une fin d’année. »

Le bon moment pour changer dépend aussi de chacun. Marleen utilise les saisons comme boussole : « Le printemps est une bien meilleure période pour décider ce que tu veux renouveler. Les personnes dans la vingtaine et trentaine sont vraiment en phase de “semence”. Pour celles entre la trentaine et quarantaine, il s’agit plus souvent de : de quoi ai-je envie de me défaire ? Donc cette idée de “je vais foncer en janvier”, c’est en fait lutter contre son rythme naturel. »

Comment tenir réellement ses résolutions

Maintenant que nous comprenons mieux pourquoi on échoue souvent, la question qui se pose est : comment y arriver vraiment ? Michael donne quelques conseils pratiques : « Souvent, on voit trop grand : trois séances de sport par semaine, changer toute son alimentation. Vouloir tout faire parfaitement ne fonctionne pas. Commence par une résolution qui t’apporte de l’énergie, au lieu de t’en prendre. »

Les petites actions font la différence : « Fais une promenade d’une demi-heure chaque jour avec ton chien, écoute un nouveau podcast chaque semaine, ou bloque une soirée par semaine pour du me-time. De petites choses, mais des choses que tu peux tenir. » L’essentiel est de les programmer. La motivation, c’est bien, mais elle s’envole. Michael précise : « Bloque-les dans ton agenda, sinon quelque chose prendra leur place et tu n’y arriveras pas. Les femmes se mettent souvent automatiquement de côté dès que quelqu’un a besoin d’elles. Cette heure bloquée ? Elle est à toi. Tout autant qu’un rendez-vous chez le dentiste. »

Et un retour en arrière ? Cela ne signifie pas arrêter, mais rétrograder : « Détermine à l’avance ce que signifie pour toi un retour en arrière. N’arrête pas, mais repasse à une mini-version de ton objectif. Tu n’es pas allée trois fois au sport cette semaine ? Ce n’est pas grave. Vas-y une fois, et rattrape le reste la semaine suivante. Objectif manqué ? Reset, et recommence. » Michael résume : « Une femme qui ne se place pas en dernier, voilà le véritable objectif d’une bonne résolution. Les femmes disent très souvent : je ne tiens jamais. En réalité, elles tiennent, mais pas leur propre plan — plutôt celui des autres autour d’elles. »

 

« Commence par une résolution qui te donne de l’énergie, au lieu d’en prendre. »

— Michael Karetsas • Coach en transformation chez T&S Fitclub

Rétrograder et lâcher prise

Marleen place cela dans un cadre plus large, lié aux saisons : « Il ne faut pas faire cela en hiver. C’est beaucoup trop épuisant. L’hiver est une saison d’“être”. » Elle invite à un rituel simple : « Fais en hiver un état des lieux : qu’ai-je récolté, qu’ai-je semé cette année ? Non pas pour juger, mais pour comprendre. Pas pour te pousser, mais pour t’apaiser. Ce n’est que lorsque tu sais ce que tu laisses derrière toi, qu’il y a de la place pour ce que tu autorises. »

Lâcher prise peut commencer petitement : arrêter de se plaindre, se défaire d’un réflexe d’auto-apitoiement, ou simplement apprendre à dire non. Marleen insiste : « Puis-je imaginer laisser quelque chose derrière moi ? Que cela ne fasse plus partie de ma vie ? » Quand le printemps arrive doucement, il est temps de passer à l’action. Les conseils pratiques de Michael trouvent alors un terrain concret : « Fais une promenade quotidienne d’une demi-heure avec ton chien, écoute chaque semaine un nouveau podcast, ou bloque une soirée de me-time dans ton agenda. »

Qui es-tu en devenir ?

Marleen pose cela dans une perspective de croissance personnelle : « Nous ne sommes pas seulement des human doings, mais des human beings. Il s’agit de se réinventer. De devenir une nouvelle version de soi-même. Sans combat, sans forcer, mais par un mouvement intérieur. Imagination, belief et willpower : d’abord voir qui tu veux devenir, ensuite croire que c’est possible, puis créer la volonté de rester fidèle à ce chemin. Pas sous la pression, jamais sous la culpabilité. Je n’aime pas le mot discipline. La volonté est bien plus importante. »

Ce que ces enseignements nous montrent est clair : tu n’as pas besoin de forcer, ni de tout faire parfaitement. Il faut d’abord se reposer, lâcher prise, ressentir. « Visualise qui tu es dans tce que tu fais et ce que tu incarnes », dit Marleen de manière poétique. Puis, quand le printemps arrive, fais les premiers pas. De petites actions réalisables, avec douceur et énergie. C’est ainsi qu’une bonne résolution devient un plan vivant, et non une illusion hivernale.

As-tu déjà eu le sentiment que tes bonnes résolutions deviennent plus contraignantes que prévu ? Peut-être est-il temps de t’autoriser à ralentir, à faire de petits pas et découvrir ce que cela fait de te placer réellement en priorité. Janvier marque peut-être le début de l’année, mais tes bonnes résolutions commencent quand toi tu es prête.

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