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Digitalisation, innovation: faire plus vite, mais surtout faire mieux

septembre 25, 2025
par Aline Cordier Simonneau

La digitalisation, l’automatisation et l’IA permettent aux entreprises d’améliorer la qualité de leurs services, et aux salariés de gagner en productivité et en confort. À condition d’utiliser ces technologies pour répondre à des cas d’usage concrets.

L’IA, une révolution technologique pas comme les autres

Explosion d’Internet, essor du big data, révolution du cloud, irruption de l’IA… Au fil des décennies, ces technologies transforment profondément les processus de travail, avec à la clé des promesses en matière d’innovation, de productivité et de réduction des tâches répétitives. Et les entreprises belges suivent la cadence. D’après le rapport 2024 sur le programme de la Commission européenne « Digital Decade », la Belgique affiche des résultats supérieurs à la moyenne de l’UE en matière d’adoption de cloud, de big data ou d’IA.

L’IA est cependant différente des autres vagues technologiques. Pour Antoine Hublet, expert en charge de l’intelligence artificielle et du programme DigitalWallonia4.AI à l’Agence du Numérique, « si l’IA était auparavant réservée à des cas d’usage principalement industriels, elle s’adresse désormais à tous les métiers».

Pour Antoine Percy, co-fondateur de Meet Wonka, dont l’objectif est d’aider les entreprises à bien implémenter l’IA, « il n’y a quasiment plus de limites à ce que l’on peut imaginer faire avec l’IA. La qualité des modèles d’IA a explosé. Ajoutons à cela que l’IA est très adaptable, et que l’on sait désormais la connecter à n’importe quel système existant – par exemple un ERP – pour réaliser des innovations ciblées. Cela ouvre d’immenses possibilités pour réaliser des automatisations ».

L’IA permet d’aller plus vite, et d’accomplir du travail de meilleure qualité, mais la combinaison entre IA et humain reste ce qu’il y a de mieux.

• Antoine Percy. Co-fondateur de Meet Wonka

Innovation et quête de ROI

Cette recherche d’innovation prend différentes formes en fonction des secteurs d’activité. Dans l’industrie, les cas d’usage de l’IA se portent sur la maintenance prédictive, le contrôle qualité ou encore la gestion et l’optimisation des stocks, avec un fort enjeu de ROI. Le secteur public l’utilise par exemple pour répondre aux plaintes des citoyens, et celui de la santé pour le traitement des dossiers des patients. Les secteurs de la construction ou encore du commerce cherchent également à intégrer l’IA pour gagner en productivité. Tous ces projets doivent à la fois améliorer la satisfaction des clients ou des usagers, mais aussi le confort de travail des collaborateurs. « Un bon projet IA doit répondre à une problématique métier, impliquer les collaborateurs et exploiter la donnée, car sans donnée, il n’y a pas d’IA », note Antoine Hublet.

Par sa capacité à automatiser des tâches répétitives et chronophages, à traiter de grandes quantités de données, à réduire les erreurs de saisie, l’IA dessine une nouvelle répartition des tâches. « Quelques jours suffisent désormais pour mettre en place des automatisations et remplacer les flux manuels (répondre à des emails, publier de manière automatisée des offres d’emploi, etc.). L’humain peut déléguer à l’IA, généralement sous forme de chatbot, un nombre considérable de tâches bureaucratiques, tout en gardant sa capacité à décider lui-même. L’IA aide à aller plus vite, et à produire un travail de meilleure qualité », explique Antoine Percy.

Les clés pour réussir ses projets d’IA

Devant le champ des possibles ouvert par l’IA, « les entreprises ne savent généralement pas par où se lancer », affirme Antoine Hublet, qui explique que « les projets d’IA doivent être alignés aux objectifs stratégiques de l’organisation et répondre à des problématiques de terrain ». Si certains projets sont ambitieux et nécessitent des solutions sur mesures, d’autres peuvent en revanche être menés beaucoup plus rapidement, avec des solutions prêtes à l’emploi. L’essentiel reste d’impliquer les équipes métier et de s’appuyer sur des données exploitables et structurées.

C’est d’ailleurs ce que confirme Antoine Percy : « Avant d’intégrer l’IA, il est essentiel de préparer les datas, car sans données, on ne peut pas faire grand-chose. Il faut ensuite connecter ses IA à ses systèmes de façon sécurisée, et mettre en place une gouvernance, décider qui a accès à quels systèmes, et enfin entraîner les utilisateurs ».

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