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La pharmacie de l’automne: ce qu’il faut vraiment avoir chez soi

Du nez bouché à la petite coupure : avec une pharmacie familiale bien équipée, il n’est pas nécessaire de sortir de chez soi au moindre petit souci. Mais que devrait-elle contenir ? Et quand l’automédication ne suffit-elle plus ?

23 septembre 2026Par Tara Troch5 min. temps de lecture

L’automne n’apporte pas seulement son lot de feuilles mortes et de soirées chaleureuses, mais aussi son lot de nez qui coulent, de quintes de toux, de peau sèche et de petits accidents. C’est donc le moment idéal pour faire le point sur votre pharmacie familiale. Pas question d’en faire une véritable pharmacie, mais simplement de veiller à avoir les essentiels à portée de main lorsque vous en avez besoin. Ce dont vous avez précisément besoin dépend de votre situation familiale, de votre état de santé et des médicaments que vous prenez éventuellement.

Les essentiels : du thermomètre aux pansements

Un thermomètre fiable constitue un bon point de départ. En cas de fièvre ou de sensation de malaise, il permet de vérifier s’il y a effectivement de la température. Pour soulager la douleur ou faire baisser la fièvre, un antidouleur comme le paracétamol peut être utile. En Belgique, il est considéré comme le premier choix pour différentes formes de douleur et de fièvre. Utilisez toujours les médicaments conformément à la notice et, en cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien, surtout si vous prenez d’autres médicaments ou souffrez de problèmes de santé.

Une petite réserve est également utile pour les petits accidents du quotidien. Pensez à des pansements de différentes tailles, des compresses stériles et éventuellement une bande. Une simple éraflure ou petite coupure ne doit d’ailleurs pas systématiquement être désinfectée. Il suffit généralement de rincer soigneusement la plaie à l’eau courante tiède. Vous pouvez ensuite la recouvrir d’un pansement ou d’une compresse. Un désinfectant peut être utile lorsqu’il n’y a pas d’eau courante à disposition ou dans certaines situations spécifiques, mais il n’est pas nécessaire de désinfecter systématiquement.

Une solution saline physiologique peut également être pratique en cas de nez bouché ou pour rincer le nez. En cas de rhume, des pastilles pour la gorge ou un médicament adapté contre la toux peuvent aussi apporter un soulagement. N’en attendez toutefois pas de miracle : un simple rhume disparaît généralement de lui-même. En cas de symptômes persistants ou importants, mieux vaut demander conseil à un médecin ou à un pharmacien plutôt que de combiner plusieurs produits de sa propre initiative.

N’oubliez enfin pas ce dont vous avez personnellement besoin. Vous souffrez par exemple régulièrement d’allergies, de migraines ou de troubles gastro-intestinaux ? Veillez à toujours avoir à disposition les médicaments que vous utilisez pour ces problèmes. Une pharmacie familiale n’est pas un kit standard : elle doit être adaptée aux personnes qui l’utilisent.

 Prendre davantage de compléments ne signifie pas automatiquement être en meilleure santé. 

Vitamines, autotests et autres questions d’automne

À l’arrivée de l’automne, les publicités pour les vitamines et les « boosters d’immunité » refont également leur apparition. Mais prendre davantage de compléments ne signifie pas automatiquement être en meilleure santé. Avec une alimentation saine et variée, des vitamines supplémentaires ne sont généralement pas nécessaires. Pour certains groupes, une supplémentation peut toutefois être recommandée. La vitamine D en est un exemple : un complément peut être utile pour certaines personnes à risque, mais rien ne prouve qu’une supplémentation systématique en vitamine D apporte un bénéfice supplémentaire aux adultes en bonne santé. En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Et puis, il y a les autotests. Un autotest COVID-19 peut encore être utile en cas de symptômes respiratoires, notamment lorsque vous êtes en contact avec une personne vulnérable. Un résultat négatif n’exclut toutefois pas complètement une infection. Ne vous fiez donc pas uniquement au résultat du test, mais aussi à votre état général et à l’évolution de vos symptômes. Les recommandations peuvent évoluer : en cas de doute, suivez les conseils de votre médecin, de votre pharmacien ou des autorités sanitaires.

Il est au moins aussi important de faire le tri que de savoir ce qu’il faut avoir chez soi. Vérifiez régulièrement les dates de péremption des médicaments et rapportez les médicaments périmés ou inutilisés à la pharmacie. Conservez les médicaments conformément aux indications figurant sur l’emballage et hors de portée des enfants. Si vous avez plusieurs médicaments chez vous, gardez également les notices avec leurs emballages. Cela vous évitera, au beau milieu d’une soirée d’automne, de vous demander à quoi pouvait bien servir cette boîte au fond de l’armoire.

Quand la pharmacie familiale ne suffit plus

L’automédication peut être pratique pour les petits problèmes passagers, mais elle a ses limites. Consultez un médecin lorsque les symptômes sont importants, s’aggravent rapidement ou ne s’améliorent pas comme prévu. En cas d’essoufflement, de douleur intense, de confusion, de déshydratation ou d’une nette détérioration de votre état général, mieux vaut également ne pas attendre.

Il en va de même pour les plaies : une petite plaie superficielle peut généralement être soignée soi-même, mais en cas de saignement important, de plaie profonde ou étendue, de morsure ou de plaie présentant des signes d’infection, un avis médical est recommandé.

Et voici peut-être le meilleur conseil : demandez conseil avant de remplir votre armoire à pharmacie. Votre pharmacien peut vous aider à déterminer quels produits sont réellement utiles dans votre situation et lesquels vous pouvez laisser de côté. Votre pharmacie familiale ne sera ainsi pas une collection de boîtes à moitié entamées, mais une réserve compacte qui vous permettra de faire face aux petits maux d’automne les plus courants. •